Testimonio sobre la violencia policial contra las marchas [19/09] Paris

[ESP/FRA]

LOS HECHOS

El martes 19 de septiembre, la marcha indignada que iba en dirección a Bruselas, fue rodeada por la policia a la altura del 139, Boulevard St Germain de la capital francesa.
Sin previo aviso y de manera injustificada, han rociado con gas lacrimógeno y han golpeado con las porras a los marchantes. Provocando tres heridos, dos con afecciones en el hombro y una mujer hospitalizada inconsciente.
Con el pretexto de un control de identidad, la policia ha gaseado una segunda vez y han utilizado violencia (puñetazos, patadas e insultos) a los más de 130 marchantes de diferentes nacionalidades (franceses, españoles, griegos, alemanes, ingleses…)
La respuesta de los policias era: “son las ordenes que recibimos”. Recordamos que un policía tiene el deber de no ejecutar una orden que vaya en contra de las leyes francesas y europeas, y ademas tiene el derecho a denunciar a las personas que han dado estas órdenes y los agentes que las ejecutan.
Los ciudadanos utilizaban en este caso la libertad de expresión, de opinión y no perturbaban el orden publico ya que utilizaban los espacios reservados a los peatones.
Una persona fue gravemente herida, se encontraba inconsciente cuando los bomberos se la llevaron, y otras dos con heridas leves (una con un hombro dislocado), pero acualmente se encuentran a salvo con el resto de sus compañeros.

Varias personas que circulaban en ese momento por las calles se opusieron a la intervención colocándose delante de los furgones de la policia que se llevaban los 80 indignados (de un total de 117 retenidos) para un control de identidad. También han utilizado la violencia contra estos arrestados, esta vez de manera muy particular: Dominados por la fuerza, algunos fueron llevados detrás de las furgonetas de policía, fuera de la vista de la gente, fueron insultados y recibieron bofetadas y patadas por parte de los anti-disturbios (CRS). Pusieron gas lacrimógeno en sus guantes y frotaron sobre las caras de los detenidos, hundieron sus dedos en los ojos de los arrestados y por fin, después de tanta tortura les llevaron en una furgoneta que habian llenado previamente de gas lacrimógeno.
Finalmente de las 117 personas retenidas la mayor parte fueron liberadas porque no existía ninguna razón concreta para retenerlas. Pero creemos que al menos una persona continúa en el calabozo por no tener papeles.
Esta intervención simboliza la dictadura en la cual vivimos, y es muy grave. Es la manera con la cual el gobierno francés acoge a los compañeros europeos, y su respuesta a una aspiracion de democracia participativa, directa y horizontal.
Cada dia vivimos la opresión de esta sociedad oligárquica. Es urgente que nos levantemos para recuperar nuestros derechos. Es incluso nuestro deber. Queremos reconstruir este mundo que nuestros políticos destruyen cada día.
Pero sólo lo podremos hacer con vosotros y vuestra palabra.
Un pueblo unido va por delante,
la resistancia esta en marcha. Unete!

LES FAITS
Ce soir la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.
Rappelons puisque ceci n’est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.
Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazés avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluaient sur le trottoir et les ont dirigé vers le boulevard Saint-Germain, dans lequel ils les ont encerclé.
Sous le prétexte d’un contrôle d’identité, ils les ont gazés une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais).

Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits, “ce sont les ordres que nous avons reçu”. Rappelons qu’un policier a le devoir de ne pas exécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l’exécute. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d’expression et d’opinion et ne troublaient en aucun cas l’ordre public, puisqu’ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.
Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l’une d’entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.

Plusieurs personnes se sont opposées à l’interpellation en se plaçant devant les bus de CRS amenant les 80 indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette fois-ci, de manière plus particulière. Maitrisés par la force, certains d’entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insultés et ont reçu des gifles et des coups de pied de la part des CRS, les policiers ont remplis leurs gants de gaz lacrymogène et leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu’ils avaient au préalable également rempli de gaz lacrymogène.

Finalement les trois quart des personnes ont été relâchées, puisque aucun chef d’inculpation concret n’existait, les autres devant rester en garde à vue jusqu’au lendemain, les policiers n’ayant pas eu le temps de contrôler toutes les identités des 80 personnes dans les 4 heures de détention autorisée pour un simple contrôle d’identité.
Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est très grave. C’est la manière que le gouvernement français utilise accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d’une démocratie participative et horizontale.

Chaque jour nous vivons l’oppression et la répression de cette société oligarchique. C’est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C’est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour après jour. Mais nous ne pourrons le faire qu’avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l’avant.

La résistance est en marche, rejoignez-nous.

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